
Internet est aujourd’hui incontournable. Le Conseil général a fait installer le haut débit (ADSL) en Haute-Marne sur 90 à 95% du territoire. Il subsiste des « zones grises » où le haut débit passe mal et des « zones blanches » où il ne passe pas du tout.
Diverses techniques ont été tentées pour pallier cet inconvénient. Le « Wimax », l’Internet par ondes hertziennes, a vite montré qu’il n’était pas adapté à la configuration de notre département. Un autre moyen donnait soi-disant de bons résultats, le satellite. Pour compenser le surcoût imposé pour l’achat et l’installation des antennes paraboliques, les élus du département ont voté une subvention, affirmant ainsi avoir permis l’Internet haut débit pour tous.
Hélas, cette technique moderne a montré aussi ses limites. Les débits chutent aux heures de pointe et des « quotas » pénalisent les utilisateurs.
En novembre 2008, quelques usagers mécontents du Bassigny (Lecey, Châtenay-Vaudin et Celsoy) dénonçaient ces défauts et le coût élevé des abonnements, de 29,90 € à 69,90 € selon le forfait choisi. Fin janvier 2009, d’autres personnes déçues (Mardor, Ormancey, Faverolles, Marac) se faisaient connaître et se joignaient au collectif qui s’est réuni à Langres le 30 janvier 2009.
D’autres internautes, du Nord du département cette fois, se plaignaient aussi de débits insuffisants. Ils ont rejoint le collectif qui est devenu « Collectif ADSL Haute-Marne ».
A l'issue d'un entretien avec le Président SIDO le 11 mai 2009, celui-ci accepte que le Collectif soit représenté au sein du comité de pilotage créé lors de l'assemblée plénière du 27 mars 2009.
Lors d’une réunion à Ormancey le 5 juin 2009, le Collectif a décidé de se constituer en association loi 1901.
Le 26 juin à Bouzancourt, le Collectif s'est constitué en association loi 1901
Déclaration en préfecture : 22 juillet 2009 (parution au Journal Officiel le 15/08/2009).
Internet est devenu un accessoire incontournable, au même titre que l’électricité au début du siècle dernier ou le téléphone dans les « sixties »… Internet est indispensable aujourd’hui dans tous les domaines de la vie sociale : travail, administration, formation, scolarité, culture, loisirs, maintien du lien entre les personnes, etc.
Progrès aidant, les pages « ouèbes » se sont enrichies d’images, de sons et de vidéos. Quel homme politique n’a pas créé son blog et s’y exprime par vidéo interposée ? Seulement voilà, pour télécharger ces fichiers de plus en plus volumineux, il faut un débit suffisant. Les ingénieurs ont alors inventé l’ADSL. Les fournisseurs d’accès y ont ajouté la télé et le téléphone.
Le Conseil général de la Haute-Marne a fait installer l’ADSL partout.
Partout ? Non, quelques irréductibles villages haut-marnais (90 selon les études réalisées) ne reçoivent pas ou mal cette manne venue des fils du téléphone classique. Il subsiste des « zones grises » où le haut débit passe mal et des « zones blanches » où il ne passe pas du tout. Pour des raisons qui échappent au commun des mortels, il ne serait pas possible de prolonger le haut débit partout.
Diverses techniques ont été tentées pour pallier cet inconvénient. Le « Wimax », l’Internet par ondes hertziennes, a vite montré qu’il n’était pas adapté à la configuration de notre département. Un autre moyen donnait soit-disant de bons résultats, le satellite.
Novembre 2008. L'Assemblée départementale entérine le projet d’Internet par satellite pour les “zones blanches”, et subventionne en grande partie l’achat et l’installation d’antennes paraboliques. Quelque temps plus tard, hélas, cette technique moderne montre aussi ses limites. Les débits chutent aux heures de pointe et des « quotas » pénalisent les utilisateurs.
Suite à une réunion commerciale de présentation d’abonnements à l’Internet par satellite, un collectif de communes se constitue au Sud du département. Il s’agit de dénoncer ces défauts et le coût élevé des abonnements, de 29,90 € à 69,90 € selon le forfait choisi. Il est à noter que l’offre qui a été présentée aux villages de Lecey, Châtenay-Vaudin et Celsoy exclut la téléphonie et la télévision...
« Il nous apparaît inadmissible de ne pas bénéficier d’un traitement équitable en comparaison avec d’autres zones géographiques du département », s’insurge le Collectif-adsl-sud-Bassigny.
Il est vrai que Bruno Sido avait déclaré que le montant des abonnements serait équivalent à ceux pratiqués pour l’Internet filaire.
« Nous avions promis l’Internet haut débit pour tous, nous avons tenu parole », commente le Conseil général de la Haute-Marne. Ce n’est pas l’avis du collectif qui fait part, lui, d’une « frustration ».
Pour les membres du Collectif, les propositions d’abonnement sont loin d’être à la hauteur de celles proposées pour un abonnement filaire. « Il n’est pas possible d’avoir le téléphone par Internet et les abonnements sont plus chers si l’on veut avoir du haut débit. Ainsi, il faut prendre un abonnement à 69,90 € pour obtenir 2 méga » (coût constaté chez un des opérateurs, Nordnet), fait valoir Franck Prodhon à la tête du Collectif.
Si le Conseil général de la Haute-Marne apporte une participation de 500 € pour l’installation de la parabole, ce qui est loin d’être négligeable, en revanche les membres du Collectif estiment un traitement inégal avec le reste des Haut-Marnais.
« Il y a une frustration de la part de ces habitants. Nous habitons sur des territoires qui accumulent les handicaps », fait remarquer Franck Prodhon.
Autre point soulevé par le Collectif, le manque d’information. « Il faut que le Conseil général accompagne. On le voit, les habitants sont demandeurs d’information », témoigne Franck Prodhon. Ce que le Conseil général confirme en indiquant qu’il reçoit de nombreux appels sur le sujet. De plus, un courrier explicatif a été envoyé à l’ensemble des maires. Mais cela ne semble pas suffisant puisqu’il apparaît de nombreuses questions et « interrogations » sur le sujet.
Janvier 2009. Avec 339 dossiers de financement de paraboles pour l’accès à Internet, le Conseil général a en partie répondu à une attente de la part des habitants qui étaient privés d’un accès à Internet haut débit.
Pour autant, le Conseil général à certainement ouvert la boîte de Pandore tant ce dossier suscite bien des récriminations et déceptions.
Un nouveau Collectif de défense voit le jour dans un autre secteur, celui de Mardor, Ormancey, Faverolles et Marac. Cette fois c’est un autre opérateur qui est visé (Numéo). Jean-Claude Béclié, abonné à cet opérateur, est un client déçu par le système satellitaire. Ainsi, si la vitesse de téléchargement est conforme, en revanche la capacité de téléchargement est loin de donner satisfaction. « Je n’ouvre plus de photos dans les mails. La dernière fois que j’ai voulu gérer mon compte par Internet, j’ai été coupé. Maintenant, si je veux consulter mes mails, je dois me rendre au Mac Do et me brancher sur la borne Wifi gratuite », commente Jean-Claude Béclié !
Contacté, Numéo confirme une « capacité de stockage limitée » due essentiellement à la technologie par satellite.
La montée satellite ne permet pas en effet un téléchargement illimité. « Il y a une régulation du trafic. Les gens ont généralement 2,4 Go par mois glissant. Plus on se sert d’Internet plus la vitesse de téléchargement se réduit. C’est donc une offre limitée en volume », confirme Loïc Biot, de Numéo. Les offres d’abonnement ne sont pas d’une simplicité qui permet une bonne compréhension. A décharge, le sujet est technique. Entre la vitesse de téléchargement et la capacité à télécharger, il n’est pas évident de faire la part des choses. « C’est vrai c’est un peu compliqué et c’est le propre d’Internet avec satellite. Cela reste la bonne solution pour ceux qui n’ont rien mais je conseille alors de supprimer toutes les mises à jour d’ordinateur et de ne pas surfer sur les flux de vidéo comme Youtube », déclare Loïc Biot. Malheureusement, les abonnés le découvrent, à leurs dépens, après coup. Que reste-t-il alors pour ces abonnés ? Pas grand chose à vrai dire. C’est une offre haut débit très limitée qui leur est proposée. La solution pourrait venir du lancement d’un nouveau satellite en 2010 qui permettrait d’augmenter la capacité de téléchargement. Pas sûr que ces abonnés déçus se satisfassent de cette annonce.
Nordnet, filiale de France Telecom, lance sur le marché une offre Internet par satellite avec parabole incluse. Cette offre à 34,90 € par mois propose 2 Mo de vitesse pour une capacité de téléchargement de 2 Go par mois. La plaquette commerciale affirme qu’il est ainsi possible d’ouvrir près de 10 000 pages du web et d’échanger 2 000 mails. En revanche, la capacité de téléchargement est limitée à 2 Go, au-delà, c’est la coupure…
Les abonnés à Nordnet ayant déjà signé l’abonnement 2 Mo à 69,90 € sans parabole trouveront amère la façon de procéder. Même avec l’aide consentie précédemment, il devient plus intéressant de souscrire à cette nouvelle offre parabole incluse. Voilà de quoi, une fois encore, ruiner l’initiative du Conseil général.
Le Collectif adsl-sud-bassigny organise une réunion publique le vendredi 30 janvier à 20 h 30, à la salle Jean-Jacques-Rousseau, ex-salle des adjudications, à Langres. Il s’agit d’échanger pour prolonger le débat autour des inégalités d’accès à Internet haut débit en milieu rural. Plusieurs territoires se sentent concernés par ce sujet et notamment par l’accès satellite à Internet.
D’autres internautes, du Nord du département cette fois, se plaignent aussi de débits insuffisants. Ils rejoignent le Collectif qui devient « Collectif ADSL Haute-Marne ».
Au cours de la session plénière du 27 mars 2009, le Président SIDO fait adopter une méthode pour reprendre ce dossier : « Au niveau des services, une mission infrastructures numériques a été créée au sein de la Direction des Infrastructures numériques et des Transports pour suivre le dossier ». Chaque Conseiller, pour mieux appréhender les enjeux associés au développement des infrastructures numériques, participera à « un séminaire sur l'aménagement numérique de la Haute Marne ». Il annonce la création d'un « comité de pilotage qui travaillera à établir l'état des lieux des infrastructures et des services disponibles aujourd'hui. Il étudiera les initiatives prises par d'autres collectivités sur le territoire national, et les scenarii possibles pour la Haute Marne ». Le comité proposera à l'assemblée un schéma directeur des infrastructures numériques à l'occasion du débat sur les orientations budgétaires pour l'année 2010, ainsi qu'un plan d'investissement pluriannuel.
Des représentants du Collectif sont présents à cette session et, suite au courrier envoyé précédemment, obtiennent un rendez vous avec le Président.
Le Président SIDO les
reçoit le 11 mai 2009 et accepte le
principe d'une
représentation
du Collectif au sein du comité de
pilotage
créé par le Conseil général
pour reprendre
l'ensemble du dossier.
Le Collectif ADSL Haute-Marne se réunit à Ormancey le 5 juin 2009. Un courrier est envoyé au Conseil général, reprenant les termes de la rencontre du 11 mai. La décision est prise de contacter toutes les communes pour les informer de la démarche, ainsi que les PME situées en zones blanches et grises. Le but premier n'est pas de faire adhérer ces groupes au Collectif, mais d'obtenir des interventions convergentes et simultanées, par exemple sur la mise en place de fibre optique là où des travaux d'enfouissement d'autres réseaux sont prévus (éoliennes). D’autre part, pour démultiplier la circulation des idées, un site Internet est mis en chantier.
Une constatation s’impose, il faut passer la vitesse supérieure pour avoir le statut de personne morale et donc un "droit de représentativité". Cette qualité pourrait permettre, entre autres, soit directement, soit avec des associations de consommateurs, de soutenir les clients face à un litige avec leur fournisseur d'accès. La création d’une association de type loi 1901 est donc à l’ordre du jour de la prochaine réunion.
Le 26 juin à Bouzancourt, le Collectif s'est constitué en association loi 1901 : mise au point et vote des statuts, élection des 6 membres du bureau (président : Philippe Adang ; trésorier : Jean-Paul Poupon ; secrétaire : Franck Prodhon ; membres : Jean-Claude Béclié, Jean-Claude Grandjean et Jean-Michel Schulbaum), présentation de ce site web. Les orientations pour l'avenir ont ensuite été discutées, le plus important étant de recenser et d'entrer en contact avec toutes les personnes qui ont malheureusement des difficultés d'accéder à Internet ou à des débits et/ou volumes incompatibles avec ce fabuleux outil de communication.
Le 22 juillet 2009, les statuts sont déposés à la Préfecture de Chaumont.
Le 15 août 2009, la création de l'association Collectif @dsl Haute-Marne est publiée au Journal Officiel .